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Je déteste mon travail, je déprime : que faire ?

Table des matières

Te réveilles-tu déjà épuisé à l’idée d’affronter ta journée, avec cette boule au ventre qui s’installe dès le dimanche soir ? 

Si tu avances aujourd'hui en mode survie, en te répétant « tiens bon jusqu’à ce soir » tout en ayant l’impression de subir ta vie professionnelle plutôt que de la piloter, sache que ton ressenti est légitime. Le sentiment d’être coincé par la nécessité financière ou paralysé par la peur de l'échec est une réalité pour beaucoup.

D'ailleurs, tu es loin d'être un cas isolé : en France, selon l’UNSA (2025), 20 % des salariés se déclarent malheureux au travail, et 45 % considèrent leur job comme une source de souffrance.

Ce malaise pèse sur ton énergie et ta confiance en toi, mais il ne définit ni ta valeur, ni ton avenir. Dans cet article, nous allons mettre des mots sur ce que tu traverses pour comprendre l'origine de ce mal-être. On va aussi te donner des clés pour rendre ton quotidien plus supportable dès maintenant, tout en préparant, pas à pas, une suite professionnelle enfin alignée avec tes aspirations.

Pourquoi je ne me sens pas bien au travail ? Les causes les plus fréquentes

Avant de vouloir tout plaquer, il faut comprendre ce qui coince vraiment. Parfois, c’est un mélange de plusieurs facteurs, mais souvent, un ou deux éléments ressortent plus que les autres. Voici les raisons les plus courantes qui expliquent pourquoi tu n’en peux plus de ton travail.

La surcharge et le burn-out caché

Tu n’as peut-être pas l’impression d’être en plein « craquage », mais tu es peut-être en train de te consumer à petit feu. Le burn-out caché, c’est quand tu arrives encore à tout boucler, mais au prix d’une fatigue mentale permanente. 

Si tu continues de travailler dans ta tête une fois rentré chez toi, ou si tes nuits sont hachées par des listes de tâches à faire, tu es dans une zone de danger. Ce n’est pas juste une question de quantité de travail, c'est l'absence de déconnexion réelle qui finit par t’épuiser.

Un travail qui n’a plus de sens

je n'en peux plus de mon travail

C’est ce qu’on appelle souvent le « brown-out ». Tu sais faire ton job, tu le fais bien, mais tu te demandes « à quoi ça sert ? ». Si tu as l’impression d’être un simple petit rouage dans une machine absurde, ou si tes missions vont à l’encontre de tes valeurs personnelles, ton cerveau finit par se mettre en grève. 

Il est très difficile de rester motivé quand on ne se sent pas à sa place et qu’on a l'impression que son énergie est gaspillée dans des tâches inutiles.

Une reconnaissance quasi-inexistante

Rien n’est plus usant que de donner le meilleur de soi-même dans le vide total. Si tes efforts ne sont jamais soulignés, que ton salaire stagne malgré ton investissement, ou qu'un simple « merci » se fait rare, c’est ton estime de toi qui prend un coup. 

Sans reconnaissance, le travail devient une simple transaction de temps contre de l'argent, et c'est rarement suffisant pour se sentir bien.

Un environnement toxique ou lourd

Parfois, ce n’est pas le travail en lui-même le problème, mais le décor. Un manager qui souffle le chaud et le froid, des collègues qui privilégient les ragots à l'entraide, ou une culture d’entreprise basée sur la surveillance… 

L'ambiance est un moteur puissant, mais elle peut aussi devenir un poison. Si tu te sens obligé de porter un masque dès que tu passes la porte du bureau, c’est normal que tu finisses par saturer.

Un décalage entre le poste et ton profil

Tu es peut-être surqualifié et tu t’ennuies à mourir (bore-out), ou au contraire, tu te sens constamment sous l’eau parce qu’on te demande des choses pour lesquelles tu n’as pas été formé. 

Ce décalage crée un sentiment d'imposture ou d'inutilité. On a tous besoin d’être dans une zone où nos compétences rencontrent les besoins du poste pour nous sentir à notre place.

Comment faire quand on déteste son travail (mais qu’on ne peut pas partir tout de suite) ?

Quand on est coincé, la priorité n'est plus la performance, mais la préservation de son énergie. Voici comment rendre cette période de transition plus supportable.

Clarifier ce qui ne va pas vraiment

Avant d'agir, prends le temps d'identifier la racine du problème. Est-ce que c'est le métier en lui-même qui ne te plaît plus ? Ou est-ce le cadre (le manager, l'ambiance, les horaires) ? 

C'est crucial : on ne soigne pas une fracture avec un pansement. Si tu changes d'entreprise pour faire exactement la même chose dans les mêmes conditions, le malaise reviendra. Mets des mots précis sur tes maux.

Faire évoluer (un peu) son poste de l’intérieur

On appelle ça le « job crafting ». L'idée est de modifier discrètement tes tâches ou ta manière de travailler pour retrouver un peu d'intérêt. 

Est-ce qu'il y a un projet qui t'intéresse plus que les autres ? Une manière de réorganiser ton emploi du temps ? Parfois, bouger de quelques millimètres suffit à rendre lequotidien moins étouffant.

Négocier des aménagements réalistes

Si le cadre est le problème, demande des changements concrets. Un ou deux jours de télétravail de plus par semaine, un passage à 80 %, ou même un changement de bureau pour t'éloigner d'une source de stress. Le but est de créer une bulle d'air pour tenir sur la durée.

Se lancer dans d’autres projets qui redonnent du souffle

Puisque ton job actuel ne te nourrit plus, va chercher l'énergie ailleurs. Que ce soit une passion, du bénévolat ou même un side project (préparer ton futur business, suivre une formation le soir), investis-toi dans quelque chose qui t'appartient à toi seul. Cela redonne une utilité à tes journées et te rappelle que ton job n'est pas toute ta vie.

Protéger sa santé mentale au quotidien

C'est le moment de devenir un pro des limites et d’avoir un meilleur équilibre vie pro vie perso. Apprends à dire non aux tâches qui ne font pas partie de ta fiche de poste, arrête de consulter tes mails le soir et sanctuarise ta pause-déjeuner. 

Déconnecte-toi mentalement : ton travail actuel devient une simple prestation de services pour payer tes factures, rien de plus.

Faire de ton poste actuel un terrain d’entraînement

Même si tu détestes ton quotidien, demande-toi : « Qu’est-ce que je suis en train d’apprendre ici que je pourrai emmener ailleurs ? ». Que ce soit une compétence technique, la gestion d'un logiciel ou même apprendre à gérer des personnalités difficiles, vois ce travail que tu détestes comme un investissement dans ton futur CV. 

En adoptant une posture d'apprenti, tu ne travailles plus pour ton patron, mais pour ton propre bagage. Chaque projet terminé et chaque contact noué sont des portes ouvertes pour ton prochain chapitre.

Bâtir ton plan d’évasion (en profitant de ta sécurité financière)

Utilise la stabilité que t'offre ton poste actuel pour commencer à préparer l'après. C'est le meilleur remède contre le sentiment d'impuissance. Mets de l'argent de côté, mets à jour ton CV, contacte ton réseau ou définit ton nouveau projet pro. 

Dès que tu commences à dessiner ton futur, que ce soit une nouvelle entreprise ou une reconversion totale, tu n'es déjà plus tout à fait "coincé" : tu es en route vers la sortie.

Par où commencer si je n’en peux plus et que je veux changer de travail ?

Quand on est à bout, l’ampleur du changement peut paralyser. On a l’impression d’être face à une montagne infranchissable. La clé pour ne pas abandonner, c’est de découper la montagne en petits pas.

Trouver ton chemin vers l'épanouissement professionnel

bâtir un nouveau projet pro quand on déteste son travail

Si tu es perdu, avant de postuler partout, tu dois clarifier ton « point d’équilibre », aussi appelé Ikigai. C’est l’endroit où se croisent trois éléments essentiels :

  • Tes talents : les compétences et forces que tu aimes réellement utiliser.

  • Tes passions : les activités qui te font te sentir vivant et te redonnent de l’énergie.

  • Ta mission : le type de problèmes que tu as envie de résoudre ou les personnes que tu veux aider.

Si tu as du mal à voir clair dans ce brouillard, c'est tout l'objet de l’accompagnement « Diagnostic V.O.I.E. » de Julie, la créatrice de ce blog. Elle t'aide à faire le point et à clarifier tes aspirations profondes pour définir ton cap vers l’épanouissement professionnel.

Bâtir ta stratégie de changement (CV, ciblage et entretiens)

Une fois ta direction fixée, ton passé doit servir ton futur. Pour que ta candidature sorte du lot, tu dois construire des outils qui racontent une histoire cohérente, même si tu changes de secteur. C'est ici que tu passes à l'action concrète :

  • Optimiser tes outils : ton CV et ton profil LinkedIn ne doivent plus être de simples listes de tâches passées, mais mettre en avant tes compétences transversales pour ton futur projet.

  • Cibler les bonnes opportunités : apprendre à repérer les entreprises qui partagent tes valeurs et qui te correspondent pour ne pas retomber dans le même piège. 

  • Maîtriser ton discours : te préparer aux entretiens pour expliquer ta transition avec confiance, même si tu viens d'un univers différent.

C’est précisément ce que propose Julie dans son Coaching V.O.I.E.. Elle t'accompagne pas à pas dans cette phase de construction : de la définition de ton projet professionnel à la refonte de tes outils de candidatures, jusqu'à la préparation aux entretiens pour que tu arrives serein et prêt le jour J.

Mot de la fin : tu n’es pas coincé dans ce travail que tu détestes pour toujours

Pour finir, n’oublie pas que détester ton travail n'est pas une fatalité, c'est une situation de passage. Le plus dur, c'est de faire taire cette petite voix qui te répète que c'est "trop risqué" de partir ou que "ce sera la même chose ailleurs". Ce sont des peurs normales, mais elles ne sont pas la réalité.

Tu as les capacités de construire un plan pour partir en toute sécurité, sans mettre en péril ton équilibre financier. Retrouver un job qui a du sens et dire adieu à la boule au ventre du dimanche soir, c'est un objectif tout à fait atteignable.

Oui, cela va demander de l’introspection, de la méthode et des efforts. Mais tout le monde en est capable. Que ce soit par soi-même ou en se faisant accompagner pour aller plus vite !

FAQ : vos questions sur le mal-être au travail

Est-ce normal de ne pas aimer son travail ?

Il est tout à fait normal d'avoir des jours "sans" ou de traverser des périodes de stress. Le travail apporte son lot de défis. En revanche, si ce sentiment de rejet est permanent, qu’il te provoque une boule au ventre chaque matin ou qu’il impacte ton moral en dehors du bureau, ce n’est plus une simple mauvaise passe. C’est le signe qu’un changement est nécessaire.

Comment savoir s’il est vraiment temps de démissionner ?

Il n’y a pas de moment "parfait", mais certains signes ne trompent pas :

  • Ton travail a un impact négatif régulier sur ta santé physique ou mentale (insomnies, grosse fatigue qui passe pas).

  • Tu ne te sens plus du tout aligné avec les valeurs ou les missions de ton entreprise.

  • Tu n'as plus aucune perspective d'évolution ou d'apprentissage. 

Si tu coches ces cases, il est temps de préparer ton plan de sortie.

Comment éviter le burn-out quand on n’aime plus son job ?

La clé est de sanctuariser ta vie personnelle. Pose des limites claires : ne consulte plus tes mails après les heures de bureau, fais de vraies pauses déjeuner loin de ton écran et investis ton énergie dans des activités qui te ressourcent (sport, loisirs, proches). Si la charge est trop lourde, n'attends pas de craquer pour en parler à tes proches ou à un professionnel.

Viviane

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